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Le caillou dans la chaussure

13 octobre 2008

Vive la crise !

Toutes les citations de ce billet sont extraites du discours de Nicolas Sarkozy à Toulon le 25 septembre 2008.

Lors de sa prise da parole sur la crise financière, l'omniprésident nous a parlé d'une « crise de confiance [qui] ébranle l'économie mondiale ». C'est plutôt vrai. Ceci dit, les poules n'ont jamais eu qu'une confiance restreinte dans ce monde de renard. Le problème vient plutôt de ce que les renards eux-mêmes affichent dorénavant de la crainte vis-à-vis du système financier. Ce qui ne les empêche pas de se comporter comme des moutons, ni d'essayer de faire payer les poules.

Nous avions, apprend-on en écoutant Nicolas Sarkozy, « rêvé d'une mondialisation heureuse qui vaincrait la pauvreté et la guerre ». Idéal qui aurait « commencé à devenir réalité : les frontières se sont ouvertes, des millions d'hommes ont été arrachés à la misère ». Sur les frontières ouvertes, j'aimerais bien écouter une explication de texte par Brice Hortefeux à l'intention des 27.000 expulsés de l'année 2007 ou de ceux, encore plus nombreux de cette année. Quand les frontières s'ouvrent, c'est pour que les financiers puissent tirer le meilleur parti de leurs placements ou pour que les industriels puissent fabriquer des produits au bout du monde en payant leurs salariés une bouchée de pain et nous les vendre au même prix que s'ils avaient été fabriqués chez nous.
Et au sujet de la misère, je me permets de vous recommander la lecture d'un livre de Majid Ranehma « Quand la misère chasse la pauvreté » qui dresse un constat un peu moins complaisant de la mondialisation.

Mais, « le rêve s'est brisé », s'attriste l'omniprésident, la larme à l'oeil, qui ne retiendra de cet écueil que la perversion de notre système économique. Pourtant, le capitalisme porte fondamentalement en lui l'exploitation, la frustation, les inégalités, la violence qui sont largement responsables de tous ces périls que Nicolas Sarkozy voit surgir devant lui de nulle part, comme, par exemple, le repli sur soi des communautés à travers « des fondamentalismes religieux, des nationalismes, des revendications identitaires » qui se sont parfois exprimées par le « terrorisme ».
De plus, le vieux capitalisme national de papa s'est libéré de nombreuses contraintes grâce à la mondialisation, en s'appuyant sur la mise en concurrence des Etats et donc, sur le dumping, les délocalisations, la dérèglementation financière, qui ne sont pas des inconvénients évitables du système mais qui en sont les armes.
Par une représentation biaisée de ces phénomènes, l'omniprésident en vient à déduire que l'idée que « les marchés ont toujours raison était une idée folle » , c'est-à-dire à adopter un point de vue habituellement dévolu à la gauche, et plutôt même à la gauche de la gauche. Pourtant la droite a toujours défendu l'extension du marché et l'amaigrissement de l'Etat, mais dans le tortueux sinoquet de Nicolas Sarkozy, on n'est pas à une incohérence près.

Ensuite l'omniprésident liste de manière fort impersonnelle des éléments qui, selon lui, posent problème : « On a caché les risques toujours plus grands qu'on était obligé de prendre pour obtenir des rendements de plus en plus exorbitants. On a mis en place des systèmes de rémunération qui poussaient les opérateurs à prendre de plus en plus de risques inconsidérés. On a fait semblant de croire qu'en mutualisant les risques, on les faisait disparaître. On a laissé les banques spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier [...]. On a financé le spéculateur plutôt que l'entrepreneur. On a laissé sans aucun contrôle les agences de notation et les fonds spéculatifs. On a obligé les entreprises, les banques, les compagnies d'assurance à inscrire leurs actifs dans leurs comptes aux prix du marché qui montent et descendent au gré de la spéculation. On a soumis les banques à des règles comptables qui ne fournissent aucune garantie sur le bonne gestion des risques [...]. »
Mais on évite soigneusement d'expliquer qui se cache derrière tous ces on, qui a permis à tous ces on de se conduire ainsi. Si les gouvernements n'avaient pas autorisés tous ces comportements inacceptables, ni les capitalistes, ni les financiers ne les auraient adoptés. Nicolas Sarkozy fait donc mine aujourd'hui de découvrir, grâce à la crise, des phénomènes que lui, et ses prédécesseurs, et ses collègues, se sont empressés de mettre en oeuvre, et que beaucoup dénonçaient depuis longtemps, s'égosillant en vain dans un monde volontairement sourd à leurs cris d'alarme.
Ceci dit on peut se réjouir que Nicolas Sarkozy ait enfin compris que la main invisible du marché n'est en rien rationnelle, ni que la somme des égoïsmes particuliers ne produira jamais aucune vertu.

Ne nous emportons pas, toutefois, car la « crise financière n'est pas la crise du capitalisme ». Faut quand même pas déconner. Lâcher un peu de lest quand les évidences sont à ce point contraire, difficile de faire autrement, mais ne poussons quand même pas trop loin des déductions logiques. Pour l'omniprésident, il s'agit de « la crise d'un système qui s'est éloigné des valeurs les plus fondamentales du capitalisme, qui a trahi l'esprit du capitalisme ».
Pour ma part, je ne vois d'autre esprit au capitalisme que celui de l'accumulation des richesses. Et dans ce sens, on peut dire que l'imagination des possédants a été sans limites, ni morales, ni philosophiques. Le capitalisme s'accomode fort bien de toutes les inhumanités. Pour prendre des exemples éclatants, ni le facisme de Pinochet, ni l'aparteid sud-africain, ni le pseudo-communisme chinois ne lui ont jamais posé de problème de conscience.

L'omniprésident nous affirme que « l'anticapitalisme n'offre aucune solution à la crise actuelle » et que « renouer avec le collectivisme qui a provoqué dans le passé tant de désastres serait une erreur historique ».
Réduire, comme il le fait, l'anticapitalisme au collectivisme n'est guère surprenant de la part de quelqu'un qui porte des oeillères idéologiques. Et puis, si l'on considère que le collectivisme, de par sa nature même, a provoqué « tant de désastres », alors, sauf à être malhonnête ou aveugle, on peut légitimement considérer que les crises financières, les crises économiques, les dégâts écologiques, une certaine forme de criminalité, voire même le facisme ou l'aparteid sont causés directement par le capitalisme. Ils en sont une forme débridée, dénuée de morale.

D'après Nicolas Sarkozy, des « réalités nouvelles s'imposent à nous » et « si nous agissons au lieu de subir », nous pourrons « refonder le capitalisme ». Ces réalités ne sont pas si nouvelles puisque de nombreuses personnes les dénoncent depuis au moins un quart de siècle. Quand à « agir au lieu de subir », on se demande simplement pourquoi il a tant attendu, lui qui, d'une manière ou d'une autre, participe au pouvoir depuis si longtemps. Comme ses prédécesseurs, il n'a cessé de donner toujours plus de pouvoirs aux capitalistes et aux financiers et fait maintenant mine de découvrir que, quand on leur offre une grande liberté d'action, ils l'utilisent. Ben mince alors ! Il ne manque plus que le «si j'aurais su, j'aurais pas v'nu » de la « Guerre des boutons ».

Pouvons-nous nous réjouir d'entendre l'omniprésident nous annoncer que « le laissez-faire, c'est fini », que « le marché qui a toujours raison, c'est fini » quand la conclusion qu'il en tire en action, c'est de livrer au marché une autre entreprise publique, La Poste ? Avant, sans aucun doute, de se lancer dans la privatisation des hôpitaux, de l'éducation nationale ou de la sécurité sociale.

Nicolas Sarkozy n'hésite pas à dénoncer « les abus, les scandales » trop nombreux produits par « le mode rémunération des dirigeants et des opérateurs ». Il est tout à fait juste que ces salaires sont souvent exorbitants, que les stock-options permettent d'abandonner toute mesure, que les parachutes dorés sont proprement scandaleux. Mais cela n'a strictement rien à voir avec la crise actuelle. Il n'y a aucune urgence particulière à traiter ce problème dans l'immédiat, sauf à vouloir détourner l'attention des véritables problèmes.

L'omniprésident nous explique ensuite que les « responsabilités [de la faillite du système financier] doivent être recherchées » afin de sanctionner les « responsables ». Notons bien qu'il n'emploie quand même pas le terme coupable. Tout le monde sait bien que dans le marché, qui est divinement parfait, personne n'est jamais coupable. Nicolas Sarkozy semble viser des financiers, des banquiers, des patrons même peut-être, bref des gens qui exercent (ou ont exercé) une responsabilité dans le domaine de la finance et de l'économie. Mais si l'on vous autorise à faire quelque chose, je ne sais pas moi, rouler à 200 km/h sur les routes par exemple, n'est-il pas naturel que vous essayiez de la faire ? En tout cas si vous en avez les moyens, parce que si vous roulez à vélo, ça risque de ne pas être très possible. Dans un tel cas, s'il y a une recrudescence des accidents, les responsables sont-ils ceux qui roulent vite ou bien ceux qui les ont autorisé à le faire ? Il en est de même dans la finance et dans l'économie. Tous les abus commis n'ont été rendus possible que parce que les politiques, ceux qui font les lois, ont autorisé tous ces excès. Les vrais responsables sont les détenteurs du pouvoir qui sont trop souvent soit malhonnêtes, soit incompétents.

L'omniprésident dénonce aussi les « paradis fiscaux » et les « défaillances de agence de notation ». Au point où il en est, je crois qu'on peut lui conseiller de prendre sa carte à ATTAC.

Il admet aussi que face aux excès des marchés, il est parfois nécessaire « que l'Etat intervienne, qu'il impose ses règles, qu'il investisse, qu'il prenne des participations » mais il prend bien soin de ne pas sombrer dans le bolchévisme. Il juge en effet tout aussi indispensable « qu'il sache se retirer quand son intervention n'est plus nécessaire ». En d'autres termes, quand les problèmes ont été résolus par l'Etat, reprennez vos billes et recommencez les conneries ! On dirait qu'il cherche surtout à ne jamais pousser jusqu'au bout son raisonnement qui pourrait le conduire à prendre des décisions non conformes au dogme.
Pourtant on ne peut que suivre Frédéric Lordon qui, dans un article publié sur lesechos.fr invite les gouvernants à conditionner les plans d'aide quels qu'ils soient. Dépenser l'argent de tous pour sauver quelques-uns pourrait être certainement plus acceptable si, au moins, l'on assortissait les aides dispensées de contreparties, un peu dans le sens de ce qui est fait contre les chômeurs ou les RMIstes, qui eux, pourtant, ne sont pas responsables des situations qui les frappent. Mais l'idée d'utiliser, enfin, le pouvoir dont il dispose pour contrôler l'activité des puissants ne semble pas beaucoup démanger les gouvernements.
D'ailleurs Frédéric Lordon va beaucoup plus loin dans son article puisqu'il propose de ne pas aider les financiers en détresse mais les emprunteurs, ceux à qui l'on a proposé ces prêts avec subprime voués à l'échec. Le triple effet positif serait bien de rendre fiables des créances douteuses, de redonner un logement à ceux qui l'ont perdu et aussi de relancer le marché de l'immobilier. Mais cette solution pleine de bon sens, qui pourrait être assortie d'une condition de transformation des emprunts en prêts à taux fixes globalement renégociés par l'Etat, ne sera évidemment retenue nulle part. Sauver les requins, on veut bien, mais pas les sardines, elles sont trop petites.

En France, « l'Etat garantira la sécurité et la continuité du système bancaire et financier ». Cet engagement est pris à un moment où le gouvernement pense encore pouvoir le tenir. Quand on voit les difficultés auxquelles est confrontée l'Islande, où les pertes annoncées par les trois banques principales du pays s'élèvent à 12 fois le PIB, on peut quand même imaginer qu'en cas d'approfondissement de la crise, l'Etat puisse un jour ne pas être en mesure de joue ce rôle de garant. Même si dans chaque pays la situation est différente.
D'ailleurs l'omniprésident se réjouit que « les ménages français soient en moyenne beaucoup moins endettés que dans la plupart des autres pays développés ». C'est dommage qu'on ait pas réussi à rattraper les autres en dépit des promesses du candidat Sarkozy de développer chez nous le crédit hypothécaire qui avait si bien réussi aux Etats-Unis.

Mais le plus extraordinaire dans ce discours, c'est sa conclusion. « La crise appelle à accélérer le rythme des réformes non à la ralentir ». Sur le modèle du libéral qui explique toujours les échecs rencontrés par la politique qu'il prône par le fait qu'on n'est pas encore allé assez loin, qu'il faut libéraliser plus, l'omniprésident déduit d'une crise, qu'il explique lui-même par la dérégulation excessive, qu'il est nécessaire de poursuivre sur la voie de la réforme. Et plutôt deux fois qu'une. Or la réforme moderne louée par la PPA va toujours dans le même sens : moins d'Etat, social en tout cas, plus de marché. Puisque la dérégulation montre ses limites, dérégulons donc un peu plus. Vidons la main gauche de l'Etat et armons son bras droit.

Selon sa bonne habitude, Nicolas Sarkozy souhaite « dire la vérité aux Français ». L'ennui, c'est que selon sa bonne habitude, il a largement tendance à confondre sa vision partiale des chose avec une vérité qui serait unique et, par lui, à nous révélée. Certes, « l'Etat ne peut pas indéfiniment financer ses dépenses courantes et ses dépenses de solidarité par l'emprunt ». Nul ne peut nier qu' « il faut bien un jour payer ses dettes ». Mais force est de constater qu'il y a bien deux poids et deux mesures quand le décifit de 8,9 milliards d'euros de la sécurité sociale pose un problème insoluble et qu'il va bien falloir de décider à réduire les dépenses d'une manière ou d'une autre, alors que les 32 milliards d'euros d'exonérations de charges sociales pour les entreprises ne sont jamais remises en question, en dépit de leur manque d'efficacité. Et je ne parle même pas des autres milliards qui vont continuer de surgir, comme d'un chapeau magique, au gré des futurs besoins du système bancaire.
Quant au problème spécifique de la dette, je vous invite à visionner le très didactique film qui tourne en ce moment sur le net et qui explique très clairement comment la dette publique a crû de manière astronomique lorsque les Etats ont abandonné le pouvoir, qui était le leur, de créer la monnaie en fonction de leurs besoins aux banques privées et donc aux intérêts de ceux qui en avaient le contrôle (des banques), s'obligeant ainsi à payer des intérêts sur quelque chose qui lui était gratuit auparavant.

L'omniprésident nous annonce que, sans surprise, la réforme de la fonction publique, déjà bien entamée, va continuer les prochaines années avec de conséquentes diminutions du nombre d'emplois. Ce sera bientôt le tour des hôpitaux de morfler puisque, selon l'incontournable logique libérale (que l'on dénonce mais que l'on continue à mettre en oeuvre quoi qu'il en soit), on prouvera leur inefficacité en les mettant en concurrence avec des établissements privés qui ne sont pas soumis aux mêmes obligations et peuvent, en particulier, centrer leur activité sur les domaines les plus rentables. On va aussi maintenir les exonérations de charges sur les bas salaires qui, de l'avis même des gauchistes de la Cour des Comptes, n'ont jamais fait leurs preuves et demeurent un poids financier extrêmement coûteux pour la société. Leur montant m'incite d'ailleurs à penser que les vrais assistés ne sont pas les chômeurs ou les RMIstes, mais bien les patrons.

Au détour d'une réflexion sur l'esprit d'entreprise, l'omniprésident nous sort la pire stupidité qu'il m'ait été donné d'entendre dans la bouche d'un politicien depuis bien longtemps. Et pourtant, c'est plutôt foisonnant de ce côté là. Il affirme en effet qu'en France « tout a été fait pour empêcher [les gens] de travailler ». Je le mets au défi de produire le moindre argument qui viendrait étayer cette fumeuse affirmation.

Et nous terminons rassurés par la prise de conscience de Nicolas Sarkozy qui « [croit] à la croissance durable ». Le bel oxymore que voilà. Dans un monde fini, la croissance ne peut pas être infinie, et donc son caractère durable est plus qu'aléatoire. Certes il est possible de croître un peu plus lentement pour croître un peu plus longtemps mais je ne crois pas que ce soit le sens de la réflexion de l'omniprésident. Toutefois, nous ne pouvons que nous réjouir de l'évidence de la nécessité d'une dimension écologique dans la réflexion politique.

En conclusion : On tente, maintenant que la crise est une évidence que l'on ne peut plus camoufler, de nous enduire d'erreur en faisant porter le chapeau aux dérives et aux abus d'un système par ailleurs foncièrement positif. Mais la réalité est toute autre. Si le libéralisme (néo ou ultra ou rien du tout, peu importe) est une aberration, le capitalisme en est une autre. Il repose sur l'accumulation perpétuelle, et même pire, sur l'augmentation de cette accumulation. En effet, maintenir un taux de croissance, c'est en fait construire une courbe de croissance exponentielle (les x % de cette année seront intégrés dans le PIB de l'année prochaine dont les x % seront donc plus importants en volume, etc.). Le système ne peut fonctionner que par une augmentation continue du nombre des participants et des sommes engagées. Mais comment peut-on croire qu'un système qui s'appuie sur une croissance infinie puisse être possible dans un monde fini. Comme le disait Kenneth Boulding, il faut être fou ou économiste pour croire cela. Pourtant nous continuons à foncer droit dans le mur la tête la première.
Pour sa part, l'omniprésident paraît mourir d'envie de reprendre à son compte le refrain bêlé en choeur par tout le PPA : « Vive la crise ! » Grâce à elle, en effet, il va enfin pouvoir faire tout pleins de trucs qui n'ont jamais été faits ou alors mal. Mais de deux choses l'une, soit Nicolas Sarkozy s'est trompé sur toute la ligne et la crise lui a ouvert les yeux et sa politique va changer du tout au tout, soit il savait que la direction était mauvaise et il n'a rien fait pour la changer. Mais dans ce cas, est-ce par lâcheté ou par incompétence ?
A moins que l’omniprésident ne soit finalement qu’un beau parleur qui ne croît pas un traître mot de tout ce qu’il avance mais qui se plaît à caresser le peuple dans le sens du poil ?

6 commentaires :

  • «A moins que l’omniprésident ne soit finalement qu’un beau parleur qui ne croît pas un traître mot de tout ce qu’il avance mais qui se plaît à caresser le peuple dans le sens du poil ?» Oui, c'est bien cela, pour nous endormir et faire que se poursuive l'oeuvre démoniaque de ses amis.
    Pour ma part, devant quelqu'un qui commence toujours par annoncer «qu'il va nous dire la vérité», moi, je me méfie!

    Par Blogger Christian M.13/10/08 22:24  

  • @ Christian M. :
    Je vous rejoins tout à fait.
    On entend souvent annoncer la vérité pour ne voir accoucher que d'un gros bobard.
    Qui plus est, ceux qui annoncent ainsi leur désir de dire la vérité en ressentent sans doute le besoin par opposition aux mensonges qui leur sont si habituels. On n'entend jamais personne annoncer : "Je vais te dire un mensonge plus gros que moi !"

    Par Blogger sol14/10/08 09:33  

  • C'est dommage, il a pas parlé de Jaurès cette fois-ci...

    Par Anonymous Jean-Pierre Martin14/10/08 14:31  

  • @ Jean-Pierre Martin :
    Comme aurait dit Brassens, ça nous aurait fait rire un peu.
    Quand on imagine l'aplomb qu'il faut pour débiter ce genre de discours alors que l'on est Président en exercice et encarté à l'UMP, c'est déjà une performance de large-ratisseur.
    Faudrait quand même pas finir par être pris pour un crypto-gauchiss'.

    Par Blogger sol14/10/08 14:57  

  • Pendre quelques banquiers, c'est bien (au moins certains d'entre eux avaient l'élégance de se suicider dans les années 30...)
    Pendre pour l'exemple quelques chantres politiques du libéralisme (ohé, lamy, dsk et consorts, vous en êtes, et en 1° ligne) ce serait déjà mieux.
    Quand à traiter le problème à la racine...

    Par Anonymous Anonyme14/10/08 22:33  

  • @anonyme :
    Pour les banquiers, on a d'ailleurs pu voir des gens manifester dans les rues de Wall Street avec des pancartes "Jump !", ce que pour ma part j'ai trouvé de très bon goût.
    Pour les chantres du libéralisme, on a pu entendre Jean-Luc Mélenchon, par exemple, demander qu'un Jean-Marc Sylvestre rende des comptes. On pourrait, je pense, commencer par le goudron et les plumes. Mais quand on peut entendre l'arrogance d'Alain Madelin qui nous explique doctement que la crise c'est la faute des pauvres, je crains que cela soit insuffisant.
    Traiter le problème à la racine ? Leur déclarer la guerre, par exemple ??

    Par Blogger sol15/10/08 08:33  

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