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Le caillou dans la chaussure

24 juin 2008

Comprendre, pas juger

Un article du Figaro nous apprend que Nicolas Sarkozy a rencontré Mahmoud Abbas et déclaré qu’on « ne discute pas avec les terroristes » en parlant du Hamas.
Il a ajouté : « Je le dis à nos amis Palestiniens : Devenez des femmes et des hommes qui comme le président Mahmoud Abbas ont un engagement politique et séparez-vous de ceux qui pensent que la violence peut résoudre les problèmes. »
Imaginons maintenant un petit instant que dans d’autres circonstances, en d’autres temps, un président des Etats-Unis, par exemple, soit venu en France pour déclarer : « Je le dis à nos amis Français : Devenez des femmes et des hommes qui comme le maréchal Pétain ont un engagement politique et séparez-vous de ceux qui pensent que la violence peut résoudre les problèmes. »
Comment aurait-il été reçu ? Qu’en aurait pensé le général De Gaulle ? Et tous les résistants ?
Qu’on ne ma fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : Israël n’est pas l’Allemagne nazie, Mahmoud Abbas n’est pas Pétain et le chef du Hamas n’est pas De Gaulle. J’ai dit et je répète que les circonstances sont différentes. Toutefois, on peut trouver un point commun entre les deux situations, c’est l’occupation.
Pour ma part, je crois que la violence n’est pas la solution et qu’elle pose potentiellement plus de problèmes qu’elle n’en résout. Pour autant, je me refuse à juger les hommes et les femmes qui sont confrontés à des situations de détresse telle que la violence leur apparaît comme l’ultime recours.
De plus, dans sa déclaration, M. Sarkozy oublie que la violence n’est pas le seul fait des Palestiniens. Elle vient des deux côtés. Et en pareilles circonstances, l’oppresseur en est au moins autant responsable que l’opprimé.
L’unique moyen de se diriger vers la paix est de comprendre, pas de juger.

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